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Les élus de la Scarpe aval débattent de l'avenir du bassin versant sur le terrain !

27.11.2017 | Zones Humides, Eau

Les acteurs du bassin versant de la Scarpe aval n'ont pas attendu les évolutions règlementaires récentes, qui attribuent aux communautés de communes et d’agglomération, à compter du 1er janvier 2018, une nouvelle compétence sur la GEstion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations (GEMAPI).

L'histoire de la plaine de la Scarpe est riche, et l'on retrouve de nombreuses traces des aménagements et de la gestion réalisés depuis les Moines, qui ont fait progressivement évoluer nos paysages tout en conservant leur identité liée à l'eau.

Pour autant, la nouvelle législation offre l'opportunité d'améliorer l'organisation locale :

  • D'une part, c'est l'occasion de pérenniser l'existant, et notamment la gestion des ouvrages hydrauliques qui visent non seulement à nous prémunir de certaines crues, mais également à ralentir les phénomènes de sécheresse.
  • D'autre part, cela doit permettre de monter en compétence et d'offrir une meilleure qualité de service, en particulier sur la gestion et la restauration écologique de nos cours d'eau et zones humides.

L'animation de la concertation locale afin de définir une nouvelle gouvernance pour la Scarpe aval a naturellement été confiée au Parc naturel régional, en  cohérence avec son rôle d'animateur du Schéma d'aménagement et de gestion des eaux de la Scarpe aval.

C'est dans ce contexte que le Parc a organisé le 21 novembre dernier une journée de terrain réunissant les cinq communautés de communes et d'agglomération* concernées, le Syndicat mixte d'Aménagement Hydraulique des Vallées de la Scarpe et du Bas-Escaut (SMAHVSBE) et les services de l'état garants de l'application des nouvelles dispositions prévues par la Loi. Elle a réuni une trentaine d'élus et techniciens et a permis de partager les retours d'expérience des uns et des autres et d'échanger sur les marges de progrès.

Au fil de la journée et malgré le froid, les échanges furent fructueux, d'un site à l'autre, illustrants chacun des enjeux complémentaires :

  • Bernard Chocraux, Maire de Cappelle-en-Pévèle, représentant de la Communauté de communes Pévèle Carembault a pu faire découvrir une zone d'expension des crues récente, protégeant les riverains de la Marque tout en s'intégrant dans la trame écologique locale, en lien avec le site des Cinq tailles du Département du Nord ;
  • Jean-Paul Fontaine, Maire de Lallaing, représentant de la Communauté d'agglomération du Douaisis a quant à lui illustré, à travers une protection de berge de la Petite Sensée, l'intérêt des plans de gestion intégrée des cours d'eau, qui permettent de planifier la gestion de nos rivières en combinant écologie et hydraulique, enlèvement d'embacles et entretien de la ripisylve... tout en faisant le lien avec le Grand cycle de l'eau (gestions de l'assainissement, de l'eau potable ou encore des eaux pluviales) ;
  • Michel Kikos, élu de Vred, représentant de la Communauté de communes Coeur d'Ostrevent a présenté le centre de formation de la collectivité en pleine action, en train d'entretenir un cours d'eau communal. Ce fut l'occasion de faire  le lien avec la gestion différenciée de l'étang de pêche de Vred, zone humide "ordinaire", mais qui a toute sa place dans le complexe humide de la plaine de la Scarpe ;
  • Jean-François Delattre, Maire d'Haspres, représentant de la Communauté de communes de la Porte du Hainaut a montré que l'on pouvait faire preuve d'ambition et d'innovation, en présentant les travaux de requalification écologique de la Scarpe, qui ont permis non seulement de restaurer la navigation de plaisance en direction de Saint-Amand-les-Eaux mais également de favoriser la reproduction et la circulation des espèces piscicoles, le Brochet et l'Anguille en première "ligne".
  • Léon Hoffmann, élu de Beuvrages, représentant le SMAHVSBE, en a profité quant à lui pour illustrer le rôle du Syndicat dans la gestion des niveaux d'eau et l'évolution progressive de ses missions. Si son objet premier est de garantir l'écoulement des eaux afin de protéger les biens et les personnes, il intègre progressivement le volet écologique et contribue à ralentir le drainage des zones humides en période d'étiage et devra évoluer de nouveau dès demain, s'il souhaite devenir le fer de lance de la nouvelle organisation locale !

Gageons que chacun est retourné chez lui plein de bonnes idées pour améliorer ensemble la gestion de nos cours d'eau et zones humides, au service du développement local et de nos milieux naturels !

* La communauté de communes Coeur d'Ostrevent, la communauté de communes Pévèle Carembault, la Communauté d'agglomération du Douaisis; la Communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut et la Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole.

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