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Sécheresse et inondation sont-elles opposables ?

07.09.2022 |

Alors que l’arrêté de sécheresse déclarant l’alerte renforcée est encore applicable jusqu’au 15 septembre sur le bassin Scarpe-aval, nous avons accueilli avec soulagement les premières pluies de cette fin d’été, et espérons un hiver pluvieux pour recharger nos nappes. Néanmoins, nous appréhendions un peu ces premières pluies, qui si elles avaient été trop fortes, auraient pu être contre productives, voire provoquer des inondations. Mais pourquoi ? Explications en images :


Traduction: wet grass=herbe mouillée, normal summer=été normal, after heatwave=après vague de chaleur
Ce court film permet de se rendre compte de la différence d’absorption entre un sol humide et un sol sec. Cette expérience illustre le risque de nous retrouver avec des phénomènes d’inondations alors que nous sommes en pleine sécheresse, comme nous avons pu en subir par exemple en 2018. L’eau ruisselle sur les sols sans y pénétrer et les cours d’eau débordent. Pire, une pluie forte peut modifier la surface d’un sol nu avec l’effet splash (littéralement le bruit d’une goutte qui tombe). L’impact des gouttes forme une croûte (dite de battance) qui renforce l’imperméabilité du sol. Que faire ?

La première règle d’or est de protéger le sol : donc ne pas laisser ses sols à nu et ne pas les dénuder ! Pailllage, copeaux, les solutions sont nombreuses. L’artificialisation des sols (bétonnage) est bien sûr à proscrire.

La gestion des eaux pluviales est une autre solution plus durable, ces quelques vidéos de l’Adopta vous proposent les solutions suivantes : outre la bien connue cuve de récupération d’eau, d’autres systèmes ou aménagements sont possibles, comme le jardin de pluie ou encore la noue. Retrouvez l’ensemble des solutions sur leur playlist en ligne.

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