Boite à outils

L’enceinte du luron récupère les eaux de pluie et gère ses eaux usées

Dans un soucis d'exemplarité, le Parc a réhabilité en 2012 ses réseaux d'eaux pluviales et usées. Économies d'eau, rejets de bonne qualité et intégration paysagère sont au programme !

Ce sont souvent les cordonniers les plus mal chaussés... Concernant l'assainissement des eaux usées, ce n'est aujourd'hui plus le cas pour le site du Luron. En effet, l’assainissement de l’ensemble des locaux vient d’être refait à neuf à travers l’aménagement d’un tertre d’infiltration.

Ce simple aménagement répond aux exigences du service public d’assainissement non collectif (SPANC) et permet donc d’être aux normes.

 tertre d'infiltration - Luron

Tertre d'infiltration © PNRSE

 

Mare reccupérant les eaux épurées © PNRSE

 

Mais le Parc n’a pas souhaité se contenter de cela. Les eaux épurées qui ressortent du tertre rejoignent donc une noue puis une mare créées à l’occasion. Cela permet d’obtenir un rendement épuratoire optimal grâce au travail épuratoire de la végétation en cours de développement.

Cette mare s’intègre parfaitement dans son environnement immédiat et a vite accueilli grenouilles rousses et vertes, tritons palmés, ponctués et alpestres.  Elle a également une vocation pédagogique et permet notamment d’accompagner de manière concrète les conseils donnés aux habitants ayant passé une commande dans le cadre du « Plantons le Décors – spécial mares » proposé depuis 2012 par le Parc Scarpe-Escaut.

 

Par ailleurs, et parce que les économies d’eau sont l’affaire de tous, le Parc a profité de ce chantier pour se doter de deux cuves de récupération d’eau de pluie pour une capacité totale de 30 000 litres. Elles permettent d’alimenter l’ensemble des sanitaires des bureaux et du gite Panda.

L’eau potable est ainsi économisée et ne sert plus qu’à des usages nécessitants une eau de très bonne qualité, ou en appoint aux sanitaires lorsque les cuves sont vides.

C'est ainsi qu'en 2013, seuls 420 m3 d'eau de ville ont été consommés, contre une moyenne de 600 m3 avant l'installation des cuves.

 surpresseur - eaux pluviales

Pompe alimentant les sanitaires en eaux pluviales © PNRSE

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Le saviez-vous?

Cet aménagement participe également à l’augmentation de la biodiversité dans l’enceinte du luron, puisque la mare créée va permettre à une faune et une flore spécifiques d’y vivre.

L’ensemble des terres mises à nue par les travaux a étée ensemencé par un mélange de graines de prairie fleurie adapté au contexte forestier.