Boite à outils

Retour sur la randonnée "toute une vie autour du village" à Hergnies du dimanche 10 juin 2018

C’est avec l’histoire du moineau friquet que Mario, animateur du Centre d’Amaury, introduit la problématique de la sortie : l’érosion de la biodiversité.Car cette espèce très commune est en train de disparaître. Comme de nombreuses autres espèces.

Cet effondrement de la biodiversité n’est pas manifeste tant la nature semble prolifique et les oiseaux divers et nombreux.

Troglodytes, rouges-gorges, pinsons, sternes, grèbes, fauvettes, tourterelles, alouettes, vanneaux, accenteurs, coucous agrémentent le parcours au fil des paysages traversés. Bois, vallées bocagères, zones pavillonnaires, openfield, centre-bourg se succèdent et leur servent d’habitats.

Mario sait reconnaître les oiseaux, d’abord grâce aux milieux qu’ils choisissent pour vivre. Il s’aide aussi de leur vol, leur chant et des couleurs qu’ils arborent soit pour se fondre dans le paysage, soit pour au contraire être visibles de leurs congénères. Il attire ainsi l’attention sur les diverses stratégies adoptées par les oiseaux.

« Depuis ce matin je n’entends que des oiseaux, alors que d’habitude je ne les remarque pas ! » s’exclame une marcheuse.

Mais, ça et là, les signes ne trompent pas : « ici, il devrait y avoir plus d’hirondelles et on devrait voir des nids ». Plus loin, de nombreuses abeilles mortes jonchent le sol : « ce n’est pas bon signe ! ».

Les espèces invasives venues d’ailleurs, concurrencent massivement des espèces locales comme les silures (gros poisson prédateur) et la renouée du japon (présente le long des cours d’eau).

Des obstacles barrent le passage d’espèces : les routes, maisons, clôtures, mais également l’éclairage qui est un véritable mur de lumière pour certains animaux. Les batraciens, hérissons, oiseaux par exemple en souffrent beaucoup.

C’est pourquoi les corridors écologiques sont véritablement importants pour la biodiversité. Avec son ton jovial qui ne le quitte jamais, Mario explique cette notion technique barbare : il s’agit des liens entre les différents milieux naturels et les villes et villages, qui vont permettre le passage des espèces animales ou essences végétales. Sans quoi elles seraient condamnées à mourir.

Et de demander en montrant une haie de thuyas : « cette haie est-elle adaptée ? », « ces jardins pavillonnaires stéréotypés avec leurs pelouses rases permettent-ils d’accueillir les oiseaux, insectes, abeilles ? »

Juste en face, le long du fossé, la beauté naturelle des fleurs des champs multicolores butinées par un bataillon d’abeilles ravissent les marcheurs.

S’inspirer de la nature est la clef. Mario apporte des conseils pour nos jardins : une prairie fleurie à faucher 1 ou 2 fois par an peut être plus jolie et moins contraignante qu’une pelouse qu’il faut tondre toutes les semaines. Un tas de branchages dans le jardin peut servir de gîte aux petites bêtes. Varier les plantations et choisir parmi les essences locales (charme, viorne, sureau, prunellier…) font partie des choses que l’on peut faire chez soi.

Informations et Contact : Morgann Le mons 03 27 19 19 70

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