Boite à outils

Un chantier-découverte pour les lycéens de Thérèse d’Avila de Lille en forêt de Raismes.Saint-amand.Wallers

Mi-septembre, les élèves de seconde du lycée Thérèse d’Avila de Lille sont venus prêter main forte au Parc naturel régional Scarpe Escaut et à l’Office National des Forêts. Depuis sept ans, un travail partenarial permet d’initier l’ensemble des classes de seconde générale à la gestion de la biodiversité et au rôle des structures gestionnaires et animatrices d’espaces naturels. Les lycéens peuvent ainsi découvrir les richesses de ces sites et contribuer à leur maintien par une mise en application concrète d’actions de gestion.

Cette année, les élèves ont pu découvrir deux des quatre Réserves Biologiques Domaniales dirigées (RBD) de la forêt de Raismes-Saint-Amand-Wallers : le site de la Mare à Goriaux et la sablière de Bassy.
Pour chaque classe, une demi-journée orientée sur les dynamiques végétales et la reconnaissance des essences arborées était animée par les professeurs au sein de la RBD de la Mare à Goriaux. L’autre demi-journée était consacrée au chantier-nature préparé par les techniciens ONF et encadré par les animateurs Natura 2000. A l’aide de fourches, scies, coupe-branches et brancards, la majorité des élèves a pu agir en faveur des oiseaux paludicoles de la roselière d’Aubry tandis que d’autres ont permis de favoriser le Lycopode en massue, une espèce végétale très rare en région puisque présente uniquement sur les 2 500 m² de la RBD de Bassy.

Informations et Contact : Mathilde Castelli - m.castelli@pnr-scarpe-escaut.fr / 03 27 19 19 70

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Le saviez-vous?

Les actions menées par les lycéens font partie intégrante du plan de gestion de chacune des réserves domaniales. Sans eux, et sans l’action de bénévoles de manière générale, l’ensemble des actions ne pourrait être mené à bien. Pour la Mare à Goriaux, une fauche exportatrice en rotation des roselières permet de rajeunir le milieu sans l’enrichir et de contrer la pousse des ligneux.  Cette action favorise donc le développement voire l’extension des roselières, sites d’accueil, de reproduction et d’alimentation pour de nombreuses espèces d’oiseaux. À Bassy, le Lycopode en massue persiste difficilement, « étouffé » par les mousses, callunes et jeunes ligneux. C’est par la fauche, l’arrachage et l’exportation des produits que la sablière pourra accueillir davantage de Lycopode, espèce typique des zones décapées sur sol acide.