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Zoom sur "Les espèces de la directive Habitat"

 
 

Le Vertigo de Desmoulins  Vertigo moulinsiana


D’une taille inférieure à 3 mm, le Vertigo de Desmoulins est un mollusque gastéropode assez discret. Ce petit escargot vit en été sur les feuilles ou les tiges de plantes de marais. Bien que son alimentation soit mal connue, on suppose qu’il s’y nourrit en broutant les microchampignons, algues ou bactéries présents sur les végétaux. A la fin de l’automne, le vertigo regagne le sol pour y passer l’hiver et consommer les microorganismes présents sur la litière. L’espèce affectionne les milieux humides et se retrouve sur les berges des cours d’eau, les ripisylves, les prairies humides ou les roselières.

Vertigo moulinsania©PNRPhotothèque

Enjeux :  Les menaces pesant sur Vertigo moulinsiana sont extrêmement malconnues. On peut toutefois évoquer la disparition de son habitat, notamment liée aux pollutions, aux drainages, à l’artificialisation des cours d’eau, et aux remblais et autres formes de destruction ou fragmentation de zones humides. L’espèce est considérée en déclin dans la plus grande partie de son aire de répartition.

 

Le Triton crêté   Triturus cristatus


Mesurant de 13 à 17 centimètres, le triton crêté est le plus grand triton de notre région. Ce carnivore (il se nourrit de vers, de larve d’insectes et de petits mollusques) est un discret, se cachant volontiers la journée dans les herbiers aquatiques ou sous les souches. Souvent confondu avec la salamandre, il se caractérise par sa face dorsale de couleur sombre et sa face ventrale orange tachetée de larges points noirs. Le mâle se distingue, en phase aquatique, par une large crête fortement dentelée. L’espèce préfère, pour sa reproduction, les mares profondes, riches en herbiers et bien ensoleillées,  des zones bocagères.  Le triton crêté n’est donc pas un habitué des mares forestières mais a trouvé des habitats de substitution dans les forêts domaniales de Marchiennes et de Saint-Amand.

Enjeux :  La régression et la fragmentation des milieux humides, les comblements de mares ou leur empoissonnement menacent la survie de cette espèce. D’une longévité moyenne (10 ans) mais d’une maturité sexuelle tardive (2 à 4 ans), l’espèce reste fragile et son maintien précaire sur les Zones Spéciales de Conservation. 

Triton crêté©Nicolas Quendez

 

  

 

 

 

 

 

 
   

 

 

 

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