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Quelques caracteristiques du territoire

Traverser la frontière en Hainaut et en Flandre est devenu une habitude presque quotidienne pour nous. Grâce à l'intégration européenne, les souvenirs qu'on avait de la frontière comme une réelle barrière sont de plus en plus lointains. Et pour la nature, cette limite artificielle n'a jamais empêché ses cours d'eaux de circuler ou ses animaux de se déplacer. Les deux parcs naturels frontaliers partagent en effet la même biodiversité et les mêmes paysages. Un patrimoine riche et fragile qui nécessite d'être géré sans frontières.

 

Le Parc naturel transfrontalier du Hainaut est un territoire peuplé de 255 000 habitants dans à peine 75 000 hectares de superficie. Il s'agit donc d'un espace rural et périurbain avec une forte densité de population. Le Parc se situe aux abords des agglomérations françaises de Valenciennes et de Douai et de celles belges de Tournai et de Mons. L’historique occupation humaine dans la région n'empêche pas au parc naturel transfrontalier d'héberger des espaces naturels singuliers de qualité qui méritent une protection face aux menaces telles que l'artificialisation du sol, la fréquentation humaine ou la surexploitation des ressources. C'est pour cela que presque un tiers de la surface du parc transfrontalier est classé dans le réseau européen Natura 2000.

L'élément clé qui explique la biodiversité présente dans les sites naturels du parc ainsi que la richesse de ses paysages est l'eau. Les axes structurants du territoire transfrontalier sont en effet l'Escaut et la Scarpe. Le premier est un fleuve international qui, en provenance de Cambrai, traverse déjà canalisé le parc naturel du sud au nord pour se diriger en aval vers Tournai. La Scarpe, de son côté, est une rivière qui ne circule que dans le versant français du parc et qui débouche dans l'Escaut à quelques centaines de mètres de la frontière. De plus, on peut trouver dans le parc d'autres habitats naturels liés à l'eau, des zones humides d'une grande rareté et valeur. Tel est le cas des tourbières, les roselières ou encore des étangs qui pour une certaine partie trouvent leur origine à l'affaissement des terrains du à l'ancienne exploitation minière, dont les traces sont encore présentes dans une partie du parc naturel. Le parc compte bien sûr plusieurs bois, principalement des chênaies, hêtraies et boulaies, le plus étendu étant la forêt domaniale de Saint Amand, mais aussi d'autres comme la forêt de Bon-Secours, située de part et d’autre de la frontière.

Pourtant, ce sont les espaces agricoles qui occupent la plus grande partie des sols, représentant environ la moitié du territoire du parc transfrontalier. Les cultures céréalières sont les plus vastes, mais on y trouve en abondance des prairies, des parcelles de maraichage et des vergers, entre autres.

 

Quelques repères à titre comparatif :

Parc naturel régional Scarpe-Escaut

-55 communes classées, 7 villes-porte

-193 000 habitants

-49 000 hectares

-390 hab/km2

-24 % de boisements

Parc naturel des Plaines de l'Escaut

-42 villages regroupés dans 6 communes

-63 000 habitants

-26 000 hectares

-240 hab/km2

-20 % de boisements

 

 

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