La contractualisation, un rapport gagnant-gagnant

Le Parc naturel régional, n’oblige pas. Il propose, il incite, il soutient. Il le fait grâce à des dispositifs adaptés aux enjeux du territoire. 

Des mesures adaptées 

Ainsi en est-il des Mesures agri-environnementales et climatiques. Ce dispositif financé par l’Etat, l’Europe, la Région et l’Agence de l’Eau Artois-Picardie et animé par le Parc permet d’accompagner les exploitations agricoles s’engageant durant 5 ans dans le développement de pratiques combinant performance économique et performance environnementale. 

En 2025, 31 exploitations sont engagées pour retarder la fauche, maximiser le bien-être animal, réduire l’usage de produits phytosanitaires, ou encore pratiquer le semis direct, portant à 1190 le nombre d’hectares sous contrat et à un peu plus de 900 000 euros le montant d’aides accordées sur 5 ans. 

Des expérimentations testées et approuvées

Un autre dispositif, d’abord testé en 2021 sur quelques communes de Scarpe-Escaut, implique lui-aussi d’autres pratiques agricoles. Il s’agit des paiements pour services environnementaux : 46 exploitations sous contrat pour 5 ans sont rémunérées pour services rendus grâce à des financements obtenus auprès de l’Agence de l’eau Artois-Picardie dont 19 entrés dans le dispositif « élevage à l’herbe ». Le Parc naturel régional est animateur du dispositif en partenariat avec la Communauté d’agglomération Valenciennes Métropole, la Communauté d’agglomération de La Porte du Hainaut et la Communauté d’agglomération Coeur d’Ostrevent. 

Ainsi, depuis la première expérimentation de ce dispositif, 3 956 hectares sont conventionnés : 1 561 ha en PSE « élevage à l’herbe » (soit 606 989 euros) et 2 395 ha en PSE « Territorial » (soit 1 196 000 euros). Désormais, 15,3% de la SAU du Parc naturel régional sont entrés dans l’un ou l’autre des deux dispositifs.

Champ
Fourrage
Champ de blé

La Commission, un espace de concertation 

Ecouter, accompagner, expérimenter et essaimer, voilà en quelques mots résumée la démarche Parc. Elle se construit sur une gouvernance à deux têtes de la Commission agricole coprésidée par le Président du Parc et par un élu de la Chambre d’agriculture du Nord.  Dans la commission qui se réunit 3 ou 4 fois par an, siègent les élus des partenaires et syndicats agricoles. Cet espace de dialogue et de construction commune entre les différents acteurs du territoire s’appuie un réseau de 13 agriculteurs-relais dont le rôle est, par secteur géographique, de faire remonter les préoccupations et les propositions des exploitants.