Un territoire atypique
Doyen des Parcs naturels régionaux français, le Parc naturel régional Scarpe-Escaut a été créé en septembre 1968 à l’initiative du Département du Nord. Sous le nom, alors, de Parc naturel régional Saint-Amand-Raismes, il regroupait 15 communes, avec l’ambition, déjà, de mettre en pratique le développement durable.
Petit mais costaud
Aux portes des agglomérations de Lille, Valenciennes, Douai et Tournai, le Parc naturel régional Scarpe-Escaut est un territoire singulier : de petite taille (comparé à d’autres PNR), il est aussi le plus densément peuplé, fort aujourd’hui de près de 210 000 habitants sur 57 communes. Traversé par le fleuve Escaut et l’un de ses affluents, la Scarpe, il s’insère dans un relief peu marqué.
À dimension transfrontalière
Autre particularité, sa frontière commune avec la Wallonie et le Parc naturel des Plaines de l’Escaut qui inscrit les deux Parcs naturels dans une dynamique européenne. Regroupés en Groupement européen de coopération territoriale (GECT), ils forment le Parc naturel européen Plaines Scarpe-Escaut.
L’empreinte des moines
Cette contrée partagée entre terre et eau fut jadis un important foyer d’abbayes. Les moines et moniales évangélisateurs, arrivés dans la Plaine de la Scarpe et de l’Escaut dès le VIIe siècle, y furent d’abord d’ardents bâtisseurs. En défrichant et en asséchant le territoire pour le rendre viable et exploiter les terres (agriculture, élevage), les moines effectuent les premiers grands travaux d’assainissement et de régulation des cours d’eau. En séparant la terre de l’eau, ils avaient la conviction de poursuivre l’œuvre de création divine.
Le Moine Amand
Un patrimoine en héritage
Au commencement, voilà 300 millions d’années, une immense forêt marécageuse recouvrait la région. Aujourd’hui gérés par l’Office national des forêts, quatre massifs, d’une surface totale de 6365 ha, sont toujours présents.
Quatre massifs domaniaux
Les vestiges du charbon
Des paysages façonnés par l'homme
Des milieux humides mondialement reconnus
Les zones humides sont des écosystèmes précieux pour la planète et notre bien-être. Véritables éponges naturelles, elles absorbent l’eau en période de fortes pluies, filtrent l’eau, stockent le carbone et abritent une grande diversité de faune et de flore, souvent menacée en raison du développement urbain.
Les vallées labellisées Ramsar

Le saule têtard, emblème du Parc
Silhouettes uniques ou alignement d’arbres, les saules têtards sont des refuges pour la biodiversité. En vieillissant, l’arbre et sa tête évoluent : les cicatrisations des coupes sont plus difficiles, des champignons s’installent et « attaquent » le bois. L’arbre se creuse donc de cavités et attire beaucoup d’oiseaux (mésanges, chouettes chevêches, pics…) et de mammifères hivernants (chauve-souris, lérots, hérissons, belettes, hermines…). Espèce mellifère, le saule fournit également très précocement du pollen aux abeilles. Aviez-vous remarqué qu’il est l’un des éléments figuratifs de notre logo ?
Chaque année, le Parc naturel régional distribue des perches de saules à replanter chez des agriculteurs ou des particuliers. Cet arbre demande un entretien particulier.