Un barrage vient d’être installé à Saint-Amand-les-Eaux en bords de Scarpe. L’objectif ? Empêcher la propagation d’une espèce exotique envahissante qui se développe dans la «Rivièrette», un cours d’eau connecté à la Scarpe.
Une espèce exotique envahissante
Originaire du continent américain, l’Hydrocotyle fausse renoncule se développe dans la Scarpe depuis une vingtaine d’années. Probablement arrivée par accident (rejet en rivière ou diffusion par les oiseaux de la plante utilisée en aquarium et bassins d’agrément), elle s’est très fortement propagée dans la Scarpe ces dernières années.
Non sans avoir d’impacts : produisant une biomasse très importante, elle remplace la flore indigène et accélère l’envasement des cours d’eau, modifiant de fait la qualité de l’eau par eutrophisation. Le maillage dense de ses rhizomes gêne la circulation des poissons et de l’eau, augmentant ainsi les risques d’inondation et limitant l’accès à la pêche et à la navigation.
Un barrage flottant a donc été installé en décembre après une campagne d’arrachage réalisée en novembre par Voies navigables de France pour nettoyer la rivière entre l’écluse de Thun-Saint-Amand et Saint-Amand-les-Eaux sur une surface de 3500 m2 (et un coût de 23 000 euros). Les plantes arrachés ont été valorisées pour alimenter un méthaniseur.
Un arrachage annuel est prévu
La lutte se poursuivra sur la Scarpe et la Rivièrette où seront arrachés chaque année, jusqu’à épuisement des rhizomes, les plants de l’Hydrocotyle fausse renoncule.
Ce plan de lutte est suivi par un groupe de travail (Communauté d’agglomération de La Porte du Hainaut, Ville de Saint-Amand-les-Eaux, Voies navigables de France, Syndicat des milieux aquatiques et de la prévention des inondations et Parc naturel régional Scarpe-Escaut) dans le cadre de l’animation du Schéma d’aménagement et de gestion des eaux de la Scarpe aval.
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