Des inventaires floristiques prometteurs

prairie fleurie

Les naturalistes du Parc ont mené des inventaires floristiques dans les parcelles agricoles situées en milieux humides. Sur les 43 exploitations inscrites dans le Programme de maintien de l’agriculture en zones humides, 17 ont été visitées en 2024 ou 2025 pour constituer un échantillon représentatif (en conventionnel et en bio). Dans chaque exploitation, 3 parcelles de 25m2 ont été examinées afin d’y observer les plantes présentes, indices des niveaux d’humidité et d’eutrophie (riche en azote). Plus de 600 données ont été recueillies permettant de recenser 115 espèces de plantes dont 10 classées rares ou assez rares et une protégée, la Cumin des prés, dont on sait qu’elle est favorisée par la pratique de fauche tardive. La démarche sera renouvelée dans 5 ans. 

En mai, le concours agricole

D’ici là, le Parc poursuit l’organisation du Concours agricole des prairies vivantes auquel participe chaque année une demi-douzaine d’éleveurs. Le concours concerne tous les éleveurs qui valorisent des prairies pâturées et des prairies de fauche non semées, riches en espèces, afin d’en tirer le meilleur profit dans l’alimentation des animaux. 

Un jury d’experts agricoles et d’écologues se rend en mai dans les prairies candidates pour y mesurer l’équilibre agro-écologique. Sont passées au crible, les espèces botaniques présentes à fortes valeurs écologique et alimentaire pour le bétail (quantité de nutriments, richesse en fibres, effet vermifuge, etc.), mais sont également évalués la faune qui y vit (amphibiens, oiseaux, papillons, libellules) ainsi que d’autres éléments participant à la bonne santé de l’écosystème (arbres, haies, mares, etc.).

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